09 mars 2010

Il fut un temps où, défenseur insatiable du droit de raconter de la merde, je vous assommais avec des "Gargloïks" et autres coin-coin. Mais aujourd'hui, tout a changé, et je suis heureux de vous annoncer que désormais je rentre dans le droit chemin et je ne parlerai plus d'éructations sorties tout droit de mon tortueux inconscient, promis, juré, craché.

Aujourd'hui nous parlerons d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur, je veux par là parler de l'artère aorte. Il faut avouer que la vie n'aurait pas le même goût si mon aorte disparaissait subitement, et je suis sûr que beaucoup d'entre les 4 ou 5 personnes visitant ce blog dans l'année partagent mon point de vue. "L'aorte, c'est la vie", aurait pu dire Nietzsche, dont j'utilise le nom pour vous prouver que, malgré ma maladive tendance à la divergence (vergence), j'ai tout de même le niveau de français suffisant pour écrire correctement le nom de cet illustre Prussien (logique - si, si).

Mais revenons à nos aortes. Pour pleinement prendre conscience de l'importance de ce bout de chair flasque, il suffit d'imaginer la panique générale en voyant passer une cohorte d'aortes (rime riche, cqfd) en pleine avenue des Champs-Élysées un 14 Juillet. Vous me direz, n'importe quelle rate créerait une panique similaire. Faux. Et, juste pour vous punir d'avoir osé me contredire, je ne vous dirai pas pourquoi. Na.

Je suis définitivement aortophile et je m'étonne que mon correcteur d'orthographe ne connaisse pas ce mot, lui qui saisit pourtant la moindre occasion de me dire qu'aurtograf ne s'écrit pas comme ça. Une visite à l'Académie Française s'impose, pour redonner ses lettres de noblesse à une artère qui, bien que très timide (on ne voit en effet que très rarement des aortes sortir de chez elles à la lumière du jour), joue un rôle capital dans l'équilibre du monde actuel. Imaginez un peu le bordel si toutes les aortes de tous les personnages influents de ce monde décidaient simultanément de partir aux Baléares au lieu de passer leurs journées à pomper du sang. Je suis prêt à parier mon oreille que cette grève générale spontanée causerait bien plus de problèmes que Mai 68.

Sur ce, bonsoir, et gloire aux aortes.

30 novembre 2009

Gargloïk.

Et plus si affinités.

Mais si vous me demandez pourquoi je suis arrivé à cette conclusion, ma réponse, qui ne pourra que vous satisfaire, sera ce Gargloïk.
Pourquoi? Car j'aime la mélodie de ce mot, ce 'argl' étranglé, ce son qui n'est pas sans rappeler le chant d'amour de la théière aphone, ce beau, grand et fort 'oïk" dont même un ténor pingouin ne saurait se vanter, ce 'G', prélude à l'introspection G-nérale amenée par la sonorité toute en contraste de cette exclamation, poussée, d'ailleurs, par nombre de grands hommes et femmes, dans un moment extrêmement privé de leur vie, je veux parler par là de la découverte de :
  1. Leur problème récurrent de constipation, et/ou
  2. Leur problème récurrent de bêtise insensée, et/ou
  3. La dure désillusion en voyant que, malgré tous leurs efforts, ils ont la gastro, et/ou
  4. La même désillusion en s'apercevant que son/sa concubin(e) l'appelle du nom de son associé(e), et/ou
  5. Un canard en plastique hypertrophié dans leur Golf GTI (ou autre, selon l'époque), et/ou
  6. Ce même canard en plastique dans une partie encore plus intime de leur anatomie, et/ou
  7. La douleur presque mystique de 1., et/ou
  8. La même douleur, située ailleurs, de la corde leur enserrant le cou, et/ou
  9. Tant de choses...
Tout seul, un seul de ces items représente certes une gêne, coriace dans certains cas, mais là où le 'Gargloïk' mystique devient justifié (car n'est pas gargloïkeur qui veut!), c'est lors de la combinaison desdits items. Souvent, deux suffisent à un Gargloïk correct mais il se peut que, dans certains cas, tant de circonstances gargloïkantes soient rassemblées que notre chantre/cobaye, étouffé par l'émotion (dans le cas de l'item n°1, on l'espère), ne puisse gargloïker correctement, auquel cas deux solutions s'offrent à lui. Il peut (et c'est le cas des semi-grands hommes) se lancer dans un ersatz de Gargloïk qui, le plus souvent, s'apparente à un pauvre 'Garlounschnoufva' (ou, si c'est un chieur, à un Kiolgrag); ou alors, dans le cas d'un vrai muezzin du 'Gargloïk', permuter son éructation en un beau, fort et habile 'Mê-ê-ê-ê-ê-ê-ê-ê-rd-e-e-e-e-e'.

Tout dépend, pour être clair, du niveau de l'orateur.

Sur ce, bonne nuit, et, pour vous prouver que je sais de quoi je parle,

'G-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-R-R-R-RGL-O-O-O-O-O-O-Ï-I-I-I-I-I-IK' à vous.

16 avril 2009

Aussi loin que je puisse m'en souvenir, j'ai toujours pensé être en marge de l'espèce humaine... Non pas pour me valoriser, me sentir différent, mais par incapacité psychologique à m'y intégrer.
Ce qui pose tout de même un certain problème, au final. J'ai l'impression d'être contraint à faire semblant de maintenir une certaine forme d'humanité dans mes actes et mes pensées, comme des piliers vermoulus retiendraient un hangar délabré pour faire en sorte qu'il ressemble de près ou de loin aux pavillons d'à côté. Sauf que mes piliers semblent avoir lâché. Je ne veux plus faire semblant de vivre en humain, de rire, de respirer... Un mal-être indéfinissable m'empêche de continuer à jouer un rôle, et je ne me suis jamais senti autant en désaccord total avec tout ce qui m'entoure - jamais jusqu'à maintenant.
Ma vie actuelle n'est qu'un amas de décombres en attente de putréfaction, et rien ne semble pouvoir modifier cette sensation d'étouffement perpétuel qui me ronge les os, rien, RIEN.
Alors quoi? Je suis fou? Schizophrène, peut-être? On me l'a déjà dit, mais je n'y crois guère...
Ni fou, ni sain d'esprit, mais à la frontière, tantôt ici, tantôt là, sans jamais savoir où aller, tendre vers la folie la plus destructrice et être capable de rapports sociaux...
Mais malgré tout, et par-dessus tout, je hais le réel. Cette sorte de prison sans aucune possibilité d'évasion, ces murs qui se resserrent de plus en plus, m'étouffant, me contraignant à rester à ma "place"... Que fais-je ici? Bonne, très bonne question... Rien, dirais-je, mais ça n'est pas si sûr... Peut-être suis-je une erreur, où alors rien d'autre qu'un éternel empêcheur de tourner en rond, car en étoile c'est beaucoup plus beau...

06 mars 2009

Putréfaction absurde et tendre
Amalgame de souvenirs
Exhalaisons gazeuses, cendres
Lorsque le pire reste à venir

Angoisse de lendemains morts
À rendre grâce à cent charognes
Vitalité par-dessus bord
Le sang à nos arcades cogne

Vivant sa mort jour après jour
Sans souvenirs et sans "toujours"
La vie n'étant que simagrées

Et n'existant que pour sa fin
Pour la nuit blanche sans lendemain
L'exhumation de l'anxiété
Mélancolie métaphysique
Aux sombres désirs ignorés
La vie se noie dans la musique
De larmoyantes anxiétés
Maquillage de flamme en fleur
Couronné tel un paravent
Vide se révèle ta torpeur
Et l'écoulement de ton sang
Souvenirs tant effilochés
D'un amour las de tant aimer
La joie et le désir s'étiolent
Pour pouvoir mieux s'en écarter
Laver leurs mains gauches à la fiole
De la mémoire écartelée
Mortelle torpeur du futur
De lendemains sans âge d'or
Si mortellement la vie dure
Pour maquiller le réconfort
Mélancolie métaphysique
Angoisse et peur de lendemains
Maussade et sombre est la musique
D'un avenir tant incertain

17 février 2009

Bonsoir...

Je tenais à en finir avec les formules de politesse... C'est fait, pour les deux principales... Maintenant les banalités d'usage accomplies je peux me permettre de me lancer dans quelque chose de plus... Sérieux? Non. Et surtout pas...

Car le sérieux, s'il est nécessaire et indispensable à la bonne cohésion d'un groupe d'humains (i.e l'humanité), n'en est pas moins fort dérangeant pour moi en ce moment. Si j'étais sérieux, par exemple, je ne serais pas ici à m'épancher sur mes états de non-âme à vos frais. Ce que je fais doit avoir pour source une conscience aussi confuse que déjantée, si vous me passez l'expression (et le sel, s'il vous plaît). Psychologiquement, on ne peut pas dire que je sois stable. Tenez, par exemple, ce matin, j'ai ardemment souhaité la mort de la masse incohérente et avilie de canards qui copulaient DEVANT MA FENÊTRE. Tant de haine, me direz-vous, et je vous répondrai non. Voyant que cette réponse, malgré son développement intrinsèque fort, ne vous convient pas, je développerai. En vous disant que, malgré tout les bons sentiments que l'on peut avoir envers ces magnifiques volatiles que sont les canards, les entendre cancaner et s'ébattre dans le canal qui coule devant chez moi à cinq heures et dix-sept minutes est un supplice tel que même Julio Iglesias semble béni par rapport à la fausseté de leurs coin-coin naïfs. Pourquoi tant de haine? Parce que, malgré tout, personne, et je vous prend à témoin, n'aime se faire tirer d'un rêve merveilleux par des cancanements aussi harmoniquement ignobles que le dernier album de je ne sais quelle Star Académicienne.

Et voilà que nous en venons au sujet qui me tient à cœur (non, en fait, je brode, il ne me tient pas à cœur du tout, mais il faut bien assouvir votre besoin d'inepties, cela dit sans vouloir contrarier l'australopithèque en vous) : la platitude aberrante de la musique actuelle. Ceci dit, nos aïeux ne se débrouillaient pas mal non plus... Je dirais que la musique que nous subissons 24h/24 actuellement aura autant d'impact sur la culture des années à venir que le bout de mine de crayon de papier qui surnage présentement dans mon cendrier plein d'eau, encore qu'il soit fort possible que la mine sus-nommée ait plus d'importance que je ne sais quel tube d'Alifer ou de Jennizée (oui, elles n'existent pas encore en conserve). Et moi, devant tout ce charnier putride, je reste dubitatif.

Nonobstant, n'allez pas croire que je casse du sucre sur les valeureuses pu... chanteuses d'aujourd'hui... Au contraire, si vous pouviez savoir à quel point je les révère! Non pas pour leur pâle disque d'or, ou encore leur regard en comparaison duquel même un bovin attardé aurait des airs d'Einstein, non... Je les révère pour ce qu'elles (et ils, n'allez pas croire que je n'ai rien à dire sur les représentants masculins) représentent à mes yeux : l'effondrement total d'une ère depuis longtemps bouffée par les vers, qui se ment et entretient un sentiment de créativité bien après la fin totale de toute possibilité de création par le biais du système...

15 février 2009

Bonjour...

La première des politesses voudrait que je me présente à vous, qui me regardez, tels des bêtes sauvages intriguées par l'apparition d'une bête encore plus sauvage sur leur territoire...
Et je ne le ferai pas. Pourquoi donc? Car cela ne sera d'aucune utilité... Je n'ai pas une estime de moi suffisamment développée pour entretenir l'illusion que ma courte vie et mon oeuvre inexistante peuvent intéresser qui que ce soit. De plus, ce n'est pas pour ça que je suis là... À vrai dire, je l'ignore moi-même alors toute réponse, même la plus saugrenue, sera la bienvenue.
Voilà l'objet de cet article : J'en appelle à votre imagination... Juste pour savoir ce que je fais là.
Car je pense que c'est un problème inhérent à tout être humain non? Selon moi, l'humain a quelques problèmes insolubles sur lesquels je vais me pencher, oh, rien de très modeste, vous savez... seulement la vie, la mort, l'Homme, l'homme, la femme, les Tamagochi et les canards enthéogènes. Et la volonté de savoir où je veux en venir, également.
Bref, me tourmentant depuis des mois sur ces sujets somme toute assez larges, je m'en remets maintenant à vous, lecteurs/trices présumé(e)s de mes délires incohérents, pour solliciter votre point de vue...

Bienvenue chez moi.